Saint Guilhem le Désert le 15 juillet 2011 - Départ J-1

Publié le par laurentour

      ...Sur le chemin d'Arles dans l'Hérault...

 

 

St Guilhem le Désert

 

 

Km : 0

Météo : 30 degrés - Soleil - vent nul

Alt : 89 m

Département : Hérault

Hébergement : Au Carmel Saint Elie 10 €

 

Hébergements + infos sur St Guilhem le Désert ===> link

 

 

 

 

Après la route du Puy  parcourue en septembre 2010 marquée symboliquement par une année Jacquaire et des souvenirs encore pleins la tête, de rencontres et paysages formidables, je n'ai pu résister cet été malgré les températures élevées en cette période de l'année, de reprendre mon sac à dos en direction cette fois-ci le sud de la France et de ses 2 grandes voies de pèlerinage Méditerranéenne et Pyrénéenne que sont le chemin d'Arles et le chemin du Piémont.

 

Pour réussir le pari de relier les 2 voies en 15 jours, j'ai cet hiver passé quelques soirées à étudier sur internet à l'aide de cartes et de documents, quel serait le meilleur moyen de pouvoir pérégriner dans un même parcours la voie d'Arles et le chemin du Piémont  en y incorporant une transversale comme solution de raccordement quitte à m'aventurer sur des chemins secondaires généralement peu fournis en hébergement.

 

L'hiver et le printemps passés, arrive enfin l'été et ce jour du 15 juillet 2011... Dans le TGV méditerranéen filant à pleine vitesse en direction de la Gare Saint Roch de Montpellier,  je suis prêt à rejoindre les anciens chemins du sud de la France accompagné du sac à dos, mon bâton en bois d'if fabriqué l'année dernière sur la route du Puy et mon itinéraire dans la boîte en espérant rencontrer autant de plaisir que sur le parcours Le Puy en Velay-Roncevaux effectué l'été dernier.

 

C'est donc en ce début d'après-midi sous une température insolente et après un rapide trajet en autobus climatisé depuis la gare de Montpellier que je vois enfin depuis l'arrêt de bus longeant l'Hérault où flottent quelques kayakistes, le village médiéval de St Guilhem le Désert fondé en 804. 

 

Le Comte de Toulouse et le Duc d'Aquitaine eurent l'idée de construire une abbaye qui deviendra l'abbaye de Gellone, tirée du nom de l'une des nombreuses vallées que composent aujourd'hui le parc naturel et régional du Languedoc. Au moyen-âge, on venait de loin pour y contempler la relique d'un morceau de la vraie croix.

 

Il est certain qu'il aurait mieux valu accéder par le vrai chemin en regrettant de ne pas avoir traversé le superbe pont du diable arque-bouté sur le fleuve situé plus en aval mais j'ai fait le choix de venir en bus afin d'éviter autour de Montpellier les zones industrielles et commerciales toujours plus nombreuses et plombant du coup la richesse des paysages et des villages alentours.

 

Mais je suis tout de même satisfait de démarrer le chemin par l'un des plus beaux villages de France, citation attribuée à ceux qui font l'effort d'entretenir leur patrimoine.

 

Stoppant devant les marches de l'OT, je suis surpris de voir autant de monde dans les ruelles pleines à craquer de touristes et de campeurs, métamorphosant du coup l'atmosphère que devrait dégager le site de par son abbaye de style romane dominant les toits de tuiles en terre cuite si caractéristiques des habitations Languedociennes.

 

La crédentiale tamponnée, je remet à plus tard la visite et pars me faufiler à travers de petites ruelles en enfilades débouchant sur une place ombragée de vieux platanes où je retrouve le calme et une superbe vue sur les falaises du cirque de l'Infernet en m'interrogeant sur la destinée du village qui semble devenir une boutique de souvenirs aux tarifs exorbitants en période estivale, en espérant que le reste de l'année la cité reprenne son véritable aspect de petit village Héraultais !

 

Aux alentours de 17 heures après m'être mis à l'ombre d'une crique au bord de l'Hérault, je rejoind le gîte le Carmel par une petite corniche surplombant le village où se dégage la splendide Abbaye ceint de son abside aux volumes parfaits et de quantités d'habitations étagées, alignées le long des berges du Verdus... Egaré, je réussis à rejoindre le vieux pont de pierre enjambant la rivière puis à l'aide de petits chemins et de passages joliment maçonnés je retrouve le gîte le Carmel.

 

Accueillis par l'hospitalière, je vais pouvoir m'alléger de quelques kilos et m'installer jusqu'à demain matin. Dans la chambre je fais connaissance de randonneurs venant tout juste de terminer l'étape du jour d'une trentaine de km en me confirmant ce que j'avais pressentis au sujet des nombreuses zones en construction autour de Montpellier obligeant les marcheurs à ne pas trainer dans cette partie du parcours sans intérêt.

 

Une fois bien installés, nous décidons avant le repas du soir d'aller se balader dans les rues de St Guilhem devenues moins chargées en touristes, dont le charme s'opéra instantanément sous le recul des rayons du soleil au-delà des falaises calcaires laissant derrières elles un jeu de lumière jaune-orangé sur le village... La proximité des falaises ne peut m'empêcher de jeter des coups d'oeil vers les hauteurs et d'imaginer que demain ces murailles rocailleuses m'accompagneront une bonne partie du parcours en espérant les traverser sans difficultés car le doute peut s'immiscer à les voir si escarpées. 

 

De retour au gîte chargés de quelques bricoles, nous passerons une excellente soirée sur la terrasse en compagnie d'un groupe de chanteuses se produisant depuis quelques jours à l'abbaye en faveur d'un concert de chants médiévaux, et de quelques randonneurs pour la plus part Français que se termine la première journée sur la voie d'Arles.

Publié dans Hérault

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